• Lady Marshmallow •

Version n°7 : ft. Mary-Kate Olsen
 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez
 

 ▬ The ‘fifth’ ▪

Aller en bas 
AuteurMessage
BlØwing|Bùbblè
J'installe tranquillou
J'installe tranquillou
BlØwing|Bùbblè

Messages : 84
Âge : 28
Localisation : France
Centres d'intérêt : : musique «3 ; cinéma ; lecture ; internet

• Profil Express •
Playlist: Plàin Whìte T's ▬ « it's sØ easy . »
Humeur: Positive
The Nawak Box:

▬ The ‘fifth’ ▪ Empty
MessageSujet: ▬ The ‘fifth’ ▪   ▬ The ‘fifth’ ▪ Icon_minitimeDim 29 Juin - 12:27


    o1) introduction


      GENRE
        _______________________________________
        Fantastique/Aventure

      ANNÉE
        _______________________________________
        2oo8

      AUTEUR
        _______________________________________
        BlØwing|Bùbblè (vous l'aurez peut-être vu poster sous un autre pseudo, autrement dit : LoOn`GnOm)

      ÉDITION
        _______________________________________
        Gallimard x) Euh… Non ! Lady Marshamallow

      INTRIGUE
        _______________________________________
        Suite à une erreur de conduite, Romane, se voit contrainte d'aller pour la première fois dans une école normale. Elle y découvrira bon nombre de choses qui lui était inconnu mais surtout, un autre monde. Un monde de sorcellerie que personne ne connait, ou presque. Elle apprendra même qu'elle est une sorcière (chose plutôt péjorative). Mais, elle doit choisir son camps bientôt, une autre sorcière cherche à prendre le pouvoir des enfers.



    Je préviens ça fait un peu plus d'un moi que j'ai pas poursuis l'écriture de l'histoire (parce que j'avais pas vraiment le temps) mais j'aimerais vraiment avoir des avis (et si possible des critiques constructives afin d'améliorer mon écriture =PP) et surtout savoir si ça vaut le coup que je poursuive tout ça durant les vacances =D.
Revenir en haut Aller en bas
BlØwing|Bùbblè
J'installe tranquillou
J'installe tranquillou
BlØwing|Bùbblè

Messages : 84
Âge : 28
Localisation : France
Centres d'intérêt : : musique «3 ; cinéma ; lecture ; internet

• Profil Express •
Playlist: Plàin Whìte T's ▬ « it's sØ easy . »
Humeur: Positive
The Nawak Box:

▬ The ‘fifth’ ▪ Empty
MessageSujet: Re: ▬ The ‘fifth’ ▪   ▬ The ‘fifth’ ▪ Icon_minitimeDim 29 Juin - 12:28


    o2) prologue


    « - Na' ! M'abandonnez pas !! Vous êtes pourris ! » Se lamentait l'unique fille dans la pièce mais ses gémissements furent étouffés par le rire moqueur d'un de ses sept frères. Elle s'empressa de le foudroyer du regard en reprenant la parole : « et Jake, arrêtes de te foutre de ma gueule ! Allez papa ! Je ferais tout c'que tu veux ! Je taperais plus personne ! Et puis, c'était pas de ma faute, il avait qu'à pas essayer l'autre ! »

    Elle était affalée par terre, aux pieds d'un homme à la carrure impressionnante, aux yeux sombres qu'elle avait pourtant l'habitude de voir tellement chaleureux. Elle lui adressa un regard insistant comme pour le supplier, en bonne actrice qu'elle se devait d'être. Elle avait donné aux moindres de ses gestes une ampleur plus que théâtrale. Malheureusement, rien de tout ce qu'elle put faire ne fonctionna pas. Son père se contenta de lui faire une dernière fois les bonnes recommandations qui lui avait répété durant tout le long voyage qui l'avait mené ici, à Phoenix.
    Puis, il avait quitté la pièce suivit de sa fratrie après des au revoir dont elle se serait bien passée. Elle n'avait jamais été adepte des démonstrations de sentiment, éviter d'y être confronter était une vieille habitude qu'elle avait prit depuis la mort de sa mère. A l'époque, elle avait sept ans. Un mauvais souvenir traumatisant, sa mère avait été absorbée par les flots ce qui avait rendu la demoiselle hydrophobe. Et maintenant, elle se faisait abandonner, ou du moins, c'est ainsi qu'elle le ressentait. Perturbée, retenant les larmes dans lesquelles elle se serait noyée si elle avait eu le courage de ravaler sa fierté, elle se dirigea vers sa nouvelle chambre et s'étala de toute sa longueur sur son lit, soupirant.

    Cette fille, aux longs cheveux tombant en cascade sur ses épaules, aux yeux clairs comme l'eau de roche, à la courbe loin d'être parfaite et au teint pâle tel une poupée de porcelaine.
    Elle, c'est Romane, Myles Overstreet. Une adolescente approchant les dix huit ans qui, depuis qu'elle avait été jugée associable suite au fait qu'elle eut manquée de battre à mort un garçon qui avait essayé de l'embrasser, devait chercher un ‘quotidien’ autre que celui qu'elle avait toujours connu. En temps ordinaire, sa vie se résumait à parcourir les routes, faire des spectacles avec la troupe dont faisait partie sa famille. A présent, on lui avait acheté un appartement dans des ruelles n'ayant rien de rassurantes, bien trop sombres à son goût, et elle devait aller à l'école avec les ‘autres’. Ces personnes qu'elle n'avait jamais compris. Elle devrait à présent les supporter.



Dernière édition par BlØwing|Bùbblè le Dim 29 Juin - 12:36, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
BlØwing|Bùbblè
J'installe tranquillou
J'installe tranquillou
BlØwing|Bùbblè

Messages : 84
Âge : 28
Localisation : France
Centres d'intérêt : : musique «3 ; cinéma ; lecture ; internet

• Profil Express •
Playlist: Plàin Whìte T's ▬ « it's sØ easy . »
Humeur: Positive
The Nawak Box:

▬ The ‘fifth’ ▪ Empty
MessageSujet: Re: ▬ The ‘fifth’ ▪   ▬ The ‘fifth’ ▪ Icon_minitimeDim 29 Juin - 12:29

    Premier chapitre ▪ la nouvelle ▬

    Bientôt six mois qu'elle était à Phoenix et malgré qu'un certain quotidien avait commencé à engourdir sa vie, Romane ne parvenait toujours pas à s'y faire. Bien évidement, elle n'avait pas le droit de se plaindre. Ce n'était pas comme si elle était comme ces pauvres enfants d'Afrique qui n'ont pas de quoi manger, ni même ces gens qui ont des maladies incurables. Non, elle n'avait rien de ça alors, elle se contentait de sourire en permanence comme si de vieux souvenirs ne venaient jamais la ronger. De toute façon, elle n'aurait pu en parler à personne ici. Ils n'auraient pas été apte à comprendre. Ils se disaient ouverts, pourtant, ce n'était pas le cas et elle l'avait comprit dès le moment où, en allant au lycée, elle avait vu une fille aux cheveux ébouriffés avec de grosses lunettes se faire traiter de tous les noms.
    D'ailleurs, elle n'avait même pas émis la possibilité qu'elle fit un jour parti d'une troupe de cirque forain car elle était persuadée que si ça avait été le cas, elle ne se serait jamais aussi bien intégrée. Non pas qu'en premier lieu elle en est eu l'envie mais il s'avéra que son opinion à leur sujet changea légèrement... et ce grâce à une jeune fille qui suivait les mêmes cours qu'elle, Winnie Enswhiller. Cette dernière l'avait très vite prise sous son aile malgré l'entêtement certain de Romane qui cherchait, en vain, à éviter toute amitié avec ces gens.

    Quoi qu'il en soit, à présent, elle était connue des trois quart du lycée, avait pas mal d'amis (bien qu'elle le niât toujours) et n'avait plus à dormir dans l'appartement qu'on lui avait acheté parce qu'elle se faisait toujours inviter par Winnie qui vivait quasiment seule dans l'immense villa de ses parents qui n'étaient que très rarement présent et que Romane avait mis dans sa poche dès leurs premières rencontres.
    Rester encore la question des cours mais la demoiselle préférait l'éviter : elle n'aimait pas ça alors qu'elle les prenait par correspondance alors maintenant qu'elle devait avoir des leçons par des gens coincés et ringards, c'était encore pire. Pourtant, elle parvenait toujours à avoir des bonnes notes, chose qui avait le don d'énerver ses camarades. Enfin, il faut avouer qu'elle n'avait jamais été un enfant de chœur et que, comme vous vous en doutez surement, ces bonnes notes étaient du aux antisèches qu'elle écrivait soit au dos de sa règle, soit sur ses bras ou encore sous ses chaussures. Pour résumer : Elle était presque devenue normale.

    Néanmoins, il y avait toujours une chose qui agaçait Romane : se lever tôt. Une habitude qu'elle n'avait jamais prise plus jeune et que, même en six mois, elle n'était pas parvenue à prendre. Ainsi, quand le réveil sonna ce jour-là, elle ne l'entendit pas. Du moins, elle se persuada que c'était dans son rêve et non la réalité brutale qui cherchait à l'en tirer. Comme à l'habitude, ce fut autre chose qui la sortie du monde des songes. Quelque chose d'à la fois moelleux et froid vint à lui frapper le visage. Frôlant la crise cardiaque, elle se redressa, raide comme un piquet en regardant autour d'elle, la respiration haletante.
    Bientôt son regard se posa sur la personne qui avait commis ce crime. Une adolescente, légèrement plus petite qu'elle de quelques centimètres, aux cheveux blonds et raides, aux courbes bien plus parfaites que celle de Romane et aux extraordinaires yeux verts en forme d’amande avec un regard profond, envoûtant, se tenait là, à quelques mètres. Un large sourire innocent marquait les traits fins de son visage. Cette expression ne lui allait guère mais à force de la voir sur le visage de Romane, elle avait finit par la prendre, inconsciemment. D'ailleurs la brune lui lança tout d'abord un regard noir puis ne put s'empêcher de rigoler en attrapant l'oreiller qu'on lui avait envoyé dans la figure avant de le lancer à son tour. Quand il tomba par terre, elle tira la langue à son amie et s'allongea de nouveau, au chaud dans ses couvertures. Fermant les paupières aussi fort qu'elle le put comme si cela la replongerait dans un sommeil certain, elle entendit la voix mielleuse de sa camarade et grimaça aussitôt que cette dernière eut achevée sa première phrase :

    « Lêve-toi ‘Ane, on a cours à huit heure et il est déjà sept heure et quart. » Débuta la blonde avant de reprendre la parole sans faire attention aux grognements qui émanaient du lit : « C'est aujourd'hui que la nouvelle arrive alors vois le bon côté des choses, ce sera plus toi qu'on surnommera « La Nouvelle » mais elle ! »

    Aussitôt, Romane se redressa et courut en direction de son amie en faisant une danse de joie tout en chantant :

    « - T'as raison Winnie !! Ce sera plus moi mais elle ! »

    A première vue, la dénommée Winnie ne fut guère étonnée d'une réaction si brutale et excessive car elle se contenta de danser avec elle en rigolant tout en disant :

    « - Arrête de chanter ma vieille parce que tu chante faux. »

    Encore une fois, Romane tira puérilement la langue avant d'aller prendre sa douche dans l'immense salle de bain personnelle de son amie. Elle passait tellement de temps chez elle qu'elle connaissait les moindres pièces comme sa poche. Quand elle ressortit, alors vêtue d'un jean, d'un débardeur beige caché par un pull bleu, ce fut pour prendre le bus avec Winnie. Elles durent se contenter des places de l'avant, places maudites selon les rumeurs mais la jeune femme était tellement contente que rien n'aurait pu lui ôter le sourire des lèvres.

    La matinée débuta comme beaucoup d'autres jusqu'à l'heure du repas. Elle était sortie de cours en bavardant gaiement avec Winnie et toutes les deux avaient rejoint la petite bande avec laquelle Romane avait l'habitude de trainer. Mais, aussitôt qu'ils entrèrent dans la cafétéria, elle remarqua une foule se pressant dans la même direction. Arquant un sourcil, elle attrapa sa camarade par la manche et l'entraina avec elle dans la masse de gens. Bientôt, elle parvint à se faufiler à arriver près de la chose convoitée. Elle remarqua alors une fille, au visage légèrement creux, aux yeux pales et cheveux mi-longs blonds cendrées. Ne comprenant pas tout de suite, il fallut que son amie lui chuchote à l'oreille la réponse :

    « - C'est la nouvelle, Thannis Ainsworth. D'après ce que j'ai entendu dire, elle s'est fait virée de son lycée pour s'être battue avec un type. »

    Alors que Winnie ponctua sa phrase en une grimace, la seconde adolescente afficha un sourire amère. A croire que toutes les nouvelles avaient la même raison pour se trouver dans ce lycée... Pour éviter de se laisser plonger dans ses songes, elle secoua la tête et répondit à son amie :

    « - Na', c'est vrai ? Bon tu sais quoi ?
    - Quoi ? Tu sais quelque chose à son sujet ?
    - Je suis persuadée qu'elle voudrait qu'on aille manger plutôt que de rester là à la voir manger.
    - Tu parles, c'est ce que tu aimerais ! Espèce de goinfre ! »

    Ainsi, elles repartirent vers les plateaux avant de se servir au self en débâtant pour répondre à la question : Romane est-elle une goinfre ou non ? Le sujet fut sans réponse quand elles rejoignirent leur camarade, prolongeant le repas par des bavardages et rires à tout va. La brune continuait son repas quand la blonde déclara légèrement gênée :

    « - Tu vas me tuer Rom’... Mais tu peux pas dormir à la maison ce soir, mes parents me tueraient si jamais y a quelqu'un à la maison le jour de leur anniversaire de mariage.
    - Aoutch... marmonna l'intéressée avant de s'accrocher un sourire aux lèvres. C'est pas grave chouquette ! Du coup, m'attends pas à la fin du cours de Physique... »

    Le cours de physique était le dernier de la journée et il ne tarda pas à arriver. Lorsqu'il finit, la jeune fille se dirigea vers son casier dans l'un des couloirs où les élèves se bousculaient pour atteindre la sortie du bâtiment. Ouvrant la porte de fer après avoir déverrouillé le cadenas, elle mit ses affaires dans son sac avant de refermer le casier la laissant alors découvrir un visage caché derrière. Sursautant, elle se tourna vers la personne en question. Elle la reconnut aussitôt, c'était la nouvelle.

    « - Salut, lui dit-elle encore sous le choc.
    - Overstreet, c'est ça ? répondit la jeune femme et sans attendre la moindre réponse, elle reprit la parole. Je suis ta sœur d'âme. »
Revenir en haut Aller en bas
BlØwing|Bùbblè
J'installe tranquillou
J'installe tranquillou
BlØwing|Bùbblè

Messages : 84
Âge : 28
Localisation : France
Centres d'intérêt : : musique «3 ; cinéma ; lecture ; internet

• Profil Express •
Playlist: Plàin Whìte T's ▬ « it's sØ easy . »
Humeur: Positive
The Nawak Box:

▬ The ‘fifth’ ▪ Empty
MessageSujet: Re: ▬ The ‘fifth’ ▪   ▬ The ‘fifth’ ▪ Icon_minitimeDim 29 Juin - 12:32


    Deuxième chapitre ▪ une voisine étrange ▬


    Sous le choc d'une telle déclaration, aussi soudaine, Romane se recula de quelques pas, un sourcil arqué comme souvent lorsqu'elle était surprise ou intriguée. Elle hésita quelques instants à fuir. Cette fille lui semblait folle. Et puis, ne disait-on pas « âme sœur » ? Elle manqua d'ailleurs de faire la réflexion mais se mordit la langue. Peut-être était-ce encore l'une de ces expressions qu'ont ces gens ? Peu à peu, elle réalisa l'ampleur des choses lorsqu'elle remarqua que l'expression du visage de son interlocutrice n'avait pas changé. Elle restait grave, sérieuse. Son regard lourd l'impressionnait, la gênait. Le fuyant, elle se rendit compte que si quelqu'un l'avait entendu, elle aurait hérité d'une piètre réputation mais par chance, le couloir était vide. Légèrement rassurée, elle soutint le regard et finit par déclarer timidement, incertaine, cherchant des termes qui ne pourraient vexer la nouvelle :

    « - Euh... Ne le prends surtout pas mal... mais disons que je préfère les garçons. »

    Elle grimaça légèrement à cette déclaration comme si elle s'était mise à la place de la blonde avant qu'un sourire innocent ne s'inscrive sur ses traits. Puis, étrangement, elle qui avait toujours été un moulin à paroles, se tue. Elle attendait une sentence, quelque chose. Une réplique méprisante ou encore déçue pourtant, cette fille aux airs si étranges mais à la fois si délicats se contenta de froncer les sourcils avant d'hausser les épaules et répondre d'un air désinvolte :

    « - Je crois pas que tu es bien compris mais tant pis. »

    Puis, elle fit volte face pour s'en aller vers la sortie. Romane, quand à elle, resta sur place, dans l'incompréhension. Comment pouvait-on changé aussi facilement d'état d'esprit ? Elle avait été si sérieuse et en quelques instants plus tard, en riait presque.
    Débattant mentalement de ce sujet, elle ne bougea que lorsqu'on la bouscula, accidentellement. Sortant de ces songes, elle s'excusa inconsciemment au près de la personne avant de se rendre compte qu'il s'agissait de Nate Lexington. Un brun et plutôt « beau garçon » que Winnie lui avait présenté dès son premier jour de cours et avec qui elle s'entendait bien malgré qu'ils passaient le plus clair de le temps à se taquiner. Il la dévisagea quelques instants. Il était vrai que ce n'était pas dans les habitudes de Romane de s'excuser mais il balaya son comportement dans un haussement d'épaule et la jeune fille s'accommoda à la situation. S'accrochant un sourire aux lèvres bien que des questions envenimaient encore son esprit, elle finit par sortir de son mutisme.

    « - Qu'est-ce que tu fais encore là ? T'as réussi à te taper l'ultime pompom girls dans les toilettes pour sortir aussi tard ? Dit-elle avec un léger sourire narquois mais d'un ton léger. La réputation de coureur de jupon de son ami n'était plus à refaire...
    - Je t'ai déjà dis qu'elle était trop jeune, elle a un an de moins que moi ! Répondit le garçon comme vexé que Romane est pu songer une telle chose.
    - Comme si ça allait te gêner... marmonna la jeune fille en se mettant à avancer suivi de près par Nate.
    - Je pourrais t'inverser la question Rom'. Qu'est-ce que toi tu fais encore là ? T'es toujours la première à te tirer avec Winnie d'habitude !
    - Ôh euh, c'est l'anniversaire de chaispasquoi dans sa famille et en gros : je peux pas allée chez elle.
    - Et ? Ca change rien. En temps ordinaire, à cette heure là, tu serais déjà chez toi !
    - J'ai croisé la nouvelle, et elle m'a parlé d'un truc bizarre. »

    Le garçon ne répondit pas tout de suite, il se contenta d'observer les traits du visage de Romane. Elle tentait de prendre un air désinvolte alors que cela semblait l'avoir vraiment troublé. Toujours le premier dans les histoires, Nate s'empressa de faire cracher le morceau à la demoiselle, chose qui ne s'avéra pas très dure car Romane avait la manie de parler beaucoup trop.

    « - Et ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
    - On a parlé, c'est tout, tenta d'abréger la demoiselle tout en cherchant un sujet de conversation. Au fait, tu te connectes ce soir ?
    - Ouais ouais, je me connecte. Vous avez parlé de quoi ? J'ai essayé de lui parler dans la journée, elle m'a zappé. A croire qu'on peut me faire ça, à moi. S'exclama Nate en prenant un des airs théâtrales dont il avait le secret.
    - Ôh, pauvre de toi ! Dit-elle sur le même ton avant de rigoler puis déclarait sans même se rendre compte de ce qu'elle racontait. Chais pas, elle m'a dit que j'étais sa « sœur d'âme ». Encore votre jargon que je capte rien ! J'me suis dis que ça voulait dire « âme sœur » alors j'y ais fout...
    - Abruti, ça veut rien dire du tout ! Ou alors elle vient d'un bled pommé, pourtant j'ai cru comprendre qu'elle venait de New-York... la coupa Nate en prenant un air sérieux alors que les deux adolescents quittaient le lycée.
    - Ouais, euh j'dois y aller ! Acheva Romane en réalisant qu'encore une fois, elle aurait mieux fait de se taire. A ce soir sur msn ! »

    Elle accéléra le pas et s'en alla sans laisser le temps au jeune homme de répondre.
    Marchant, elle ne faisait plus attention aux endroits où elle allait. Elle connaissait les rues par cœur et dans le coin où elle vivait, les rues étaient trop confinées pour qu'une voiture puisse y passer. Se laissant aller à des rêveries en tout genre, elle fuit pendant quelques instants cette réalité pour s'en aller dans un monde où elle n'aurait plus de responsabilités. Ce mot, ce qu'elle pouvait le détester. C'était en son nom qu'on l'avait contrainte à quitter son monde, ses gamineries, ses airs de gosse. A présent qu'on lui avait ôté, elle n'avait plus que ces songes pour l'y replonger... Grandir. Encore un mot qu'elle haïssait. On raconte que tous les enfants grandissent et bien, Peter Pan, elle lui aurait volontier arranger le portrait si elle le croisait dans la rue : Pourquoi il avait choisis Wendy et pas elle ?

    Ainsi plongée dans ces questions futiles, inutiles mêmes, elle ne tarda pas à arriver dans ces rues sombres qu'elle essayait d'éviter depuis des mois. Soupirant, elle regarda autour d'elle et s'empressa de les traverser en se mettant presque à courir. Non pas réelle peur, mais simplement par appréhension. Au bout d'une dizaine de minutes, elle se trouva dans la plus petite des rues dans les environs, elle s'approcha d'une porte légèrement délabrée qui semblaient être un plat exquis pour les mites.
    Grimaçant, elle sortit de son sac son trousseau de clef et finit par ouvrir la porte. S'engouffrant dans le hall, elle referma violemment la porte derrière elle, comme soulagée. Elle s'approcha ensuite de l'ascenseur mais comme à l'habitude, ce dernier ne fonctionnait pas. S'armant de tout son courage, elle se dirigea vers les escaliers et monta d'une traite les cinq étages qui la séparaient de son appartement.

    Essoufflée, elle ne tarda pas à arriver devant la porte qui la séparait de ses affaires. L'ouvrant, elle se faufila à l'intérieur et referma à clef derrière. Jetant son sac près du mur dans l'entrée, elle n'eut à faire que quelques pas pour se retrouver dans le salon/cuisine.
    Une pièce de taille raisonnable bien que tous les meubles qui s'y trouvaient la rendaient minuscules. Les murs étaient recouvert d'une tapisserie blanchâtre, avec des pans décollés qui pendaient dans les airs. Au centre de la pièce, un canapé, aux allures plus frais que les murs, d'une couleur turquoise, et devant, une table basse de verre qui faisait face à la télévision posée sur une petite commode plaquée contre le mur.
    A quelques pas du canapé, vers la droite, on retrouvait un contoir près du quel se trouvait trois hauts tabourets faisant face à la partie cuisine de la pièce.
    De l'autre côté de cette dernière, on retrouvait un énorme bureau qui empêchait presque de circuler et où régnait un ordinateur dernier cri entouré de livres, papiers, stylos, emballages... et, juste à côté, une porte qui donnait vers la chambre mais Romane n'eut pas le cœur d'y entrer. A voir le désastre dans lequel elle allait devoir passer le week-end, elle ne voulut même pas songer à l'état de l'autre pièce.

    Pourtant, elle n'alla pas ranger, elle se contenta de s'étaler de toute sa longueur sur le canapé en allumant la télévision. Mais, elle n'eut le temps de se reposer car bientôt, on sonna à la porte. Intriguée, elle se précipita vers cette dernière. Les visites se faisaient rares et sa curiosité la poussa à ouvrir la porte sans s'inquiéter. Dans l'encadrement de la porte, elle vit alors Thannis Ainsworth lui faire face. Se mordant la lèvre pour ne pas hurler, elle s'arrêta lorsqu'elle sentit un goût amer sur sa langue, celui du sang. Elle ouvrit alors la bouche pour parler mais aucun son ne sortit. Par chance, ce fut l'autre fille qui débuta la conversation :

    « - Euh, salut... Désolée de te déranger mais j'ai hérité de l'appart' d'à côté et comme je me faisais royalement chier et que j'avais cru comprendre que t'habitais là, je me suis dis que je pourrais squatter...
    - Si tu veux, dit Romane en haussant les épaules. »

    D'ailleurs, elle s'étonna elle-même de ne pas avoir réagi ou tout au moins, avoir été gênée ou surprise par la demande de Thannis puisque son appartement n'était pas vraiment propice à une invitation. Néanmoins, elle s'écarta de l'entrée pour la faire entrer. Étrangement, la soirée se passa très bien et Romane se découvrit de nombreux points communs avec la jeune femme. Et malgré les heures qu'elle venait de passer ensemble, la jeune femme gardait ce quelque chose qui intriguait Romane bien qu'elle ne se fit cette réflexion qu'une fois l'invité partit.

    Elle s'apprêta là encore à regarder la télévision mais n'en eut le loisir car, quelques secondes plus tard, un bruit fracassant résonna dans tout l'immeuble. Affolée car cela venait de l'appartement à côté, celui de Thannis, elle sortit en trombe du sien et alla vers celui de sa nouvelle amie. La porte était ouverte. Sans même réfléchir, Romane franchit le seuil et remarqua alors que la blonde était affalée par terre. Elle s'était prise les pieds dans quelques choses et comme le sol n'était pas très résistant, cela avait provoqué un boucan infernal. Soulagée, elle rigola même avec elle tout en lui accordant son aide. Puis, sa curiosité piquée au vif, la jeune fille ne put s'empêcher d'occulter les lieux.
    L'ambiance était assez accueillante pourtant, elle remarqua tout de suite des choses étranges comme des colliers en forme pentacle accrochées un peu partout, des morceaux de feuille aux signes douteux, ou encore des bocaux remplis de substances bizarres. Ne préférant pas se laisser le temps d'en découvrir davantage, elle s'empressa de quitter les lieux et retournait dans son appartement en essayant de rester le plus naturel possible.
Revenir en haut Aller en bas
Albion
Je fait comme chez moi !
Je fait comme chez moi !
Albion

Messages : 1620
Âge : 28
Localisation : Down by a chocolate river =)
Centres d'intérêt : La machine à café du lycée et les Messieurs chous qui y attendent en écoutant nos vies.

• Profil Express •
Playlist: If I ever feel better - Phoenix
Humeur: Susceptible
The Nawak Box:

▬ The ‘fifth’ ▪ Empty
MessageSujet: Re: ▬ The ‘fifth’ ▪   ▬ The ‘fifth’ ▪ Icon_minitimeDim 29 Juin - 13:13

Bon bon bon=) Jviens de finir ma lecture =) Jt'avouerais qu'au début je n'étais pas franchement emballée par le résumé, l'espèce de mix rebelle en lycée américain/sorcières ça m'inspirait pas grand chose=)

Mais au final tu as un style simple certes mais très fluide, très accrocheur qui embarque plutot bien.
Tu as l'air de savoir où emmener ton histoire alors oui continue ça seriat dommage d'arrêter
Revenir en haut Aller en bas
http://what-lenny-did.blogspot.com
Contenu sponsorisé




▬ The ‘fifth’ ▪ Empty
MessageSujet: Re: ▬ The ‘fifth’ ▪   ▬ The ‘fifth’ ▪ Icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas
 
▬ The ‘fifth’ ▪
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
• Lady Marshmallow • :: The Hapiness Factory* :: . Graines d'Artistes :: Toi & ta plume-
Sauter vers: